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Numismatique celtique, significations et types:
Les monnaies de la Celtique sont, en plus d’un témoignage historique, un véritable reflet d’une culture aujourd’hui oubliée. Un monde bien étrange à nos yeux, mêlé de l’empreinte druidique, de légendes lourdes de témoignages, et d’une culture enracinée dans les forces naturelles. Aujourd’hui c’est bien le plus grand des livres ouverts que nous ayons sur ce passé qui nous lie, nous peuples d’Europe. La monnaie celtique est donc le reflet de cette culture. Partis souvent de simples imitations, les graveurs celtes ont su à travers leur art nous transmettre leur façon de voir. C’est une porte vers leur monde, aujourd’hui tombé dans l’oubli et il n’appartient qu’à nous, passionnés de numismatique de le faire en lisant ces messages figés dans le métal, reflet de diverses périodes et de diverses régions. Le monnayage gaulois fut un des plus beaux exemples de l’art celtique. Il doit être vu, non pas comme un simple outil de transaction, mais comme le reflet du monde celtique lui-même. Les décors que nous découvrons sont empreints de la culture druidique et nous font voyager à travers le temps et la mysticité de ces peuples. Selon les régions, nous comprenons les diverses influences, tant hellène que romaine ou autres. Il ne faut pas oublier que les monnaies gauloises sont quasiment les seuls vestiges qui nous restent d’un peuple et de sa culture. Les monnaies gauloises ne sont pas de vilaines imitations, malhabiles ou dégénérées (pour une grande partie) comme certains ont pu le prétendre, mais un véritable art, une façon de voir les choses. A travers ce monnayage nous pouvons entr’apercevoir la façon dont nos « ancêtres » voyaient les choses, non pas clairement comme nos yeux peuvent les percevoir mais à travers une traduction culturelle. Ils savaient regarder autrement qu’avec leurs yeux, voilà ce que nous disent ces monnaies, ils voyaient avec leurs âmes, leurs cœurs et leur culture et ils transcendaient cette vision à travers leur art d’une façon unique et jamais égalée.
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Ce petit glossaire sert à l’interprétation des monnaies, mais en éléments séparés, le sens restant souvent vague vis-à-vis de nos connaissances historiques sur ces peuples. Seuls ou en plus grand nombre, les symboles utilisés sur les monnaies celtes ont un sens, souvent indirect et qui reste bien flou à nos yeux. Le monnayage gaulois reste le plus énigmatique de tous les temps. Les symboles utilisés reste un émerveillement tant par leurs sens que par leur multitude de représentations. Voici une petite liste des principaux symboles et des divinités les plus représentées dans ce monnayage. Mais n’oublions pas que ces symboles pouvaient avoir plusieurs sens, surtout en association, et aussi le fait que certaines interprétations soient peut-être fausses ou détournées, car nous ne savons malgré tout que peu de chose de ce « monde » si différent du nôtre. Il reste basé sur les légendes et la nature, opposé au mieux à notre culture actuelle, basée sur l’évolution, l’industrie et l’argent ce qui la rend si difficilement compréhensible pour nos esprits modernes et fermés car plus rien ou presque n'est foi en notre temps. N’oublions surtout pas une chose, une monnaie gauloise peut se regarder dans son entier mais elle peut aussi être interprétée élément par élément.
Représentation - Symbole de : -Le swastika Symbole de bonne augure, apportant la chance, la santé et le bon augure. -Le soleil La vie, la puissance, bien que les Celtes soient les enfants de la nuit. -Le taureau Animal qui représente la masculinité, la puissance et la fertilité. -La triskèle Le cycle de la vie, trois éléments, la course du soleil, la triskèle peut exprimer plusieurs choses. Selon son sens de rotation on pourra l’interpréter comme positif (vers la droite), ou négatif (vers la gauche, la paix ou la guerre, la richesse ou la pauvreté, l’abondance ou la famine, la victoire ou la défaite…La triskèle est le symbole de la trinité. -Le démos Symbolise l’assemblé du peuple, origine hellène. -La roue Le cycle, le temps qui s’écoule sans passer, l’éternel recommencement, elle peut représenter aussi le soleil, la vie. -Le sanglier Animal guerrier, la victoire, le combat, la puissance, le courage. -Le cheval Associé très fréquemment à la déesse Epona. Il représente la virilité, la vitesse. -Le croissant Le croissant attribué au croissant de lune, symbolise la nuit, la mort et donc la vie et le renouveau, car les Celtes sont issus du dieu de la mort. Après la mort vient la vie et après la nuit vient le jour et non pas l’inverse comme dans nos civilisations modernes européennes. -Artémis Elle est la déesse chasseresse, on la retrouve avant tout sur le monnayage des cités d’influence massaliote du sud de la Gaule. -Epona La déesse cavalière, (Epos=cheval), protectrice des âmes durant le dernier voyage elle est aussi une déesse guerrière. Elle se trouve toujours représentée sur ou au côté d’un cheval. -Lacydon Le dieu fleuve (Massalia)
-Le Q signe de fertilité androgyne
-Le O signe de fertilité féminine
-Le / signe de fertilité masculine
Les différents types :
Nous trouverons selon les époques et les tribus un bon nombre de types/poids différents dû aux différents étalons utilisés et à plusieurs pénuries de divers métaux entrant dans la confection de certains de ces types monétaires. Voici un bref résumé de ces types, qui exprime les chiffres les plus courants et ne rentrant pas dans les différents types/époques (peut-être que cela viendra, mais c’est très, très long…)
¨Les statères, fabriqués en or ou en électrum leur poids varie de 8.50g à 3.50g.
¨Les monnaies d’argent, (drachme, statère, denier…) en argent ou billon plus ou moins riche,. Ces monnaies vont en général d’un poids d’environ 17g pour les décadrachmes, 4g à 1g pour les drachmes et deniers, et enfin environ 0.90g à 0.20g pour les petites monnaies d’argent de type obole, hémi-obole...
¨Les bronzes, (cuivre, bronze ou orichalque) sont les monnaies les plus courantes passée la guerre des Gaules. Ces monnaies vont de 15g environ à 1.5g voire moins.
¨Les potins. Ces monnaies là vont dans un même type pouvoir changer de poids de manière conséquente. En général les potins les plus lourds pèsent dans les 7g et les plus légers aux environs de 2 g.
Nous remarquerons que les frappes les plus lourdes font quasiment toutes partie de la période la plus reculée (IIIe et IIe s. av. n. ère) du monnayage celte comme la qualité des métaux utilisés d’ailleurs. Les premières monnaies sont en or, l’argent et le bronze ne sont pas ou peu utilisés, puis l’or tend à disparaître pour être remplacé par l’argent (reste de petites monnaies d’or tout de même), puis enfin la monnaie principalement utilisée sera en bronze, avec quelques monnaies d’argent ou de billon en circulation. Il faut également noter que dans les métaux et alliages moins nobles, seul le potin fut coulé dès le IIe s. av. n. ère jusqu’au début de notre ère. Pour la chute des titres et poids, il est à remarquer qu’il en va de même pour toutes les émissions monétaires européennes antiques (et même par la suite très souvent). Les premières frappes sont accompagnées d’un bon titre et d’un fort poids. Comme quoi la monnaie retrace bien la montée et la chute des civilisations de toutes époques pour ceux qui en douteraient encore !
Le temps passant, les civilisations et les systèmes se « fatiguant », les monnaies suivent le même cours, si ce n’est l’inverse (manque de métal noble, perte de grandes exploitations minières peuvent entraîner en partie le déclin d’un peuple). La faiblesse d’une monnaie par son titre et son poids indique généralement la fin d’un système politico-économique.
Les alliages et les métaux utilisés:
-Le potin : Alliage artificiel d’étain, 25% généralement, cuivre, plomb. -L’électrum : Alliage naturel d’or et d’argent au pourcentage aléatoire selon la région d’extraction ou selon les modification volontaires. -Le billon : Alliage artificiel d’argent et de cuivre le plus fréquemment. -Le bronze : Alliage artificiel de cuivre et d’étain. Parfois du plomb et même rarement du zinc en petite quantité. -L’or : Métal naturel inaltérable. -L’argent : Métal naturel, mou et qui noircit. -L’orichalque : Cuivre, plomb, zinc -Les monnaies fourrées : Âme de cuivre ou de bronze, recouverte d’une bonne couche de métal précieux (or ou argent) et frappée. -Les monnaies saucées : Flan en bronze ou cuivre, frappé ou moulé, trempé ensuite dans un métal précieux.

La Gaule, ses peuples et ses cités :
Nîmes (Nemausus) :
Les origines de cette ville se perdent dans l'histoire. Une légende voudrait que l’origine de la ville soit attribuée à un des fils d’Hercule : Nemausus. Nemausus pourrait aussi trouver son origine dans le mot celtique Nemos, qui signifie endroit dédié aux religions. Nîmes était, avant d'être colonisée par Rome , la capitale des Volques Arécomiques qui dominaient de nombreux villages alentour. Au niveau numismatique, dès les premières frappes, les monnaies nimoises furent marquées par l’influence des Massaliotes. La colonie, fondée en -27 par Auguste (peut-être avant aussi et par d'autre selon les sources), accueillit un contingent de vétérans de la bataille d'Actium (-31) et devint en -24 Colonia Augusta Nemausus
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Marseille (Massalia ou Massilia) :
Marseille fut fondée vers -650 par des colons Phocéens venant d'Asie Mineure. Toutefois des recherches archéologiques ont prouvé que le site était occupé occasionnellement bien avant leur arrivée. A l'origine le territoire marseillais était occupé par les Ségobriges (Ligures). D'après la légende, le chef de cette tribu, Nanos, donna à choisir à sa fille Gyptis un époux parmi les membres présents lors d’un banquet où se trouvait le chef de l'expédition phocéenne. Pour faire son choix ,elle devait offrir une coupe d'eau à son futur époux. Elle choisi Protis, le chef des Phocéens, et de là, les Phocéens fondèrent une nouvelle cité : Massalia. L'origine du nom Massalia viendrait que nombre de colonies grecques furent nommées Massa, et le suffixe Lia viendrait le transformer en qualificatif (source Wikipédia). Massa pour les Grecs étaient le sacrifice (la ville des offrandes) et donc Massalia la villes des sacrificateurs.
Cette cité destinée au commerce connut un essor fabuleux. En moins d'un demi siècle, le territoire de Marseille s'étendait sur environ 50 hectares ! Il ne faut pas oublier que c'est par cette cité que les premiers cépages de vin nous sont parvenus, que c'est de cette cité que l'écriture a pris racine en Gaule et qu'ils ont favorisé l'implantation de l'usage de la monnaie. Marseille la grande cité commerciale nous apportait aussi sa culture et son savoir.
Au niveau numismatique (régionalement), les premières émissions de la Narbonnaise (qui ne l'était pas encore) furent surtout, au début, des imitations plus ou moins fidèles des monnaies massaliotes (oboles etc.). Toutes les tribus avoisinantes faisaient de leur mieux pour se calquer sur les monnaies émise par la puissante cité qui dirigeait le commerce régional. Certains évènements ont influencé l’évolution du monnayage de la Narbonnaise comme du reste de la Gaule, en premier lieu, en –125, l’invasion de Marseille, qui fait appel à Rome pour la défendre, à la suite de quoi, entre 124 et 122, les romains s’implantent réellement dans la nouvelle Provincia. Caïus Sextius Calvinus fonde Aix-en-provence et, en –118, Rome fonde la colonie de Narbonne qui devient la capitale de la nouvelle province et qui par là même sonne le début de la fin de Marseille et de son monopole commercial. Depuis ce moment Marseille est cliente de Rome. En –49, quand il faut choisir entre Pompée et César, la cité phocéenne refuse de prendre parti mais reçoit tout de même les émissaires de Pompée. Prise d'assaut durant plusieurs mois, elle finit par tomber aux mains de Trebonius, le légat de César. De là, Rome lui retire ses avantages, la prive de ses colonies et la rattache à la province de la Narbonnaise. A partir de ce moment, Marseille n'est plus une ville grecque mais une ville romaine de la Narbonnaise. C'est la fin de l'indépendance Massaliote

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